MALATAVERNE aux portes de Provence

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ZOOM SUR NOS LAMPADAIRES

En route pour un éclairage public raisonné...

Le jour de la nuitLe 13 octobre 2012, Malataverne a participé à l’opération nationale « le jour de la nuit ». Exit la pollution lumineuse... Pour une nuit, pas d’éclairage public mais un ciel rendu aux étoiles ! Cet évènement avait pour objectif de sensibiliser à la protection de la biodiversité nocturne. Loin de l’action symbole, il a également nourri la réflexion des élus qui planchaient depuis plusieurs mois sur une réduction du temps d’éclairage public.
Appliquée depuis le 20 mars 2013 à Malataverne, cette mesure permet non seulement de réaliser des économies d’énergie importantes, mais aussi d’agir à la fois sur notre santé et sur la préservation de la flore et de la faune environnantes. Éléments d’explication [1]...



La pollution nocturne, qu’est-ce-que c’est ?

L’expression « pollution lumineuse » désigne la dégradation de l’environnement nocturne par émission de lumière artificielle, entraînant des impacts importants sur les écosystèmes (faune et flore) et sur la santé humaine. Cette notion a été introduite à l’origine par les astronomes nord-américains, puis européens, qui ont été les premiers confrontés à la dégradation rapide de l’environnement nocturne.

Impacts sur la santé humaine.

Sur un plan physiologique, des études révèlent que l’homme possède comme tous les mammifères des récepteurs qui recalent son horloge biologique. Ces récepteurs commanderaient, en fonction de la lumière ou de l’obscurité ambiante, la production d’hormones et de protéines indispensables à la croissance, à la régulation du sommeil et bien d’autres fonctions encore. Certaines études démontrent plus particulièrement la mauvaise production de la mélatonine durant les phases de sommeil. L’obscurité, au même titre que le silence, est une nécessité pour la qualité du sommeil...

Impacts sur la faune et la flore.

  • La pollution lumineuse affecte les équilibres des écosystèmes et perturbe la chaîne alimentaire : insectes, oiseaux, mammifères, plantes... Les insectes, qui représentent 80% des espèces animales, paient un très lourd tribu à l’éclairage artificiel. Attiré par la lumière, un grand nombre d’espèces tels que les papillons tournent jusqu’à épuisement autour des lampadaires. Ils deviennent ainsi des proies faciles pour leurs prédateurs. Les insectes sont attirés par les sources lumineuses, jusqu’à une distance de plus de 500 mètres. On calcule qu’en saison estivale, il meurt environ 150 insectes par nuit sur chaque lampe.
  • Environ 2/3 des oiseaux migrateurs se déplacent de nuit. À proximité de sources de lumière artificielle, deux types de réactions sont observés : l’attirance ou la fuite. Dans les deux cas, une modification importante de leur trajectoire provoque des erreurs d’orientation. Des scientifiques estiment que plusieurs millions d’oiseaux en migration sont tués chaque année lors de collisions avec des bâtiments, monuments ou structures éclairés.
  • Comme pour l’homme, l’alternance du jour et de la nuit est vitale pour l’équilibre de nombreuses espèces animales.
  • Indirectement, enfin, la disparition d’insectes pollinisateurs pourrait entraîner la régression de plantes fécondées par ces mêmes insectes. A leur tour, la régression de ces plantes implique une menace pour les espèces animales qui en dépendent.

Idées reçues sur la sécurité.

  • Il est avéré que la désertion des lieux trop éclairés favorise une activité sociale non souhaitable (tapage, vol à la roulotte…). La majorité (80%) des cambriolages ou vols avec agression a lieu en plein jour (statistiques de la police)... Sans compter qu’un individu muni d’une lampe torche est probablement bien plus repérable lorsqu’il fait nuit noire.
  • L’éclairage des routes n’est pas non plus un gage de sécurité... Au contraire, la diminution progressive de la luminosité peut inciter au ralentissement. Les passages piétons, ronds points, carrefours dont l’éclairage est isolé sont mieux perçus que noyés dans un halo lumineux continu.

Un éclairage raisonné réduit la facture énergétique...

La consommation énergétique de Malataverne pour l’éclairage public coûte 18 000 euros/an (facture EDF, hors entretien), soit une part non négligeable du budget annuel de la commune ! Par conséquent, une réduction du temps d’éclairage pourrait sensiblement diminuer la facture, tout en limitant (autre effet positif et non négligeable pour l’environnement) la production de CO2.

Printemps 2013 : place à l’action !

Suivant ses engagements depuis plusieurs années en matière de développement durable, et après consultation des services de police et de gendarmerie, la Municipalité a donc décidé de réduire l’amplitude horaire de l’éclairage public sur toute la commune, à compter du mercredi 20 mars 2013. Malgré quelques retards dus aux travaux en cours, le printemps 2013 a donc marqué une nouvelle étape pour Malataverne.

La mise en place de cette opération a nécessité l’acquisition d’horloges programmables, elles-même reliées à une horloge astronomique, pour un investissement total de 8 600 euros TTC. Elle a été échelonnée sur trois jours pour couvrir tout le village (intervention de l’entreprise Spie). Au final, les lampadaires s’allument désormais chaque matin et chaque soir en fonction du coucher et du lever du soleil. L’extinction automatique a lieu entre 23h et 6h, hors manifestations exceptionnelles prévues à l’avance (fête du village, etc).

Pour certains endroits, fréquentés plus tardivement, un éclairage spécifique équipé de détecteurs de présence est / sera mis en place (au foyer par exemple). À ce niveau, bien sûr, des ajustements peuvent être envisagés avec le retour d’expérience. Selon l’estimation la plus large, l’amortissement de départ sera réalisé en 18 mois maximum (sans compter les économies liées à la maintenance du matériel ; à la réadaptation du contrat initial ; etc). Ensuite, la facture énergétique diminuera, d’autant que cette mesure s’accompagne d’une amélioration constante de l’isolation des bâtiments communaux et du remplacement régulier des vieilles ampoules par des Leds, moins énergivores.


Pour en savoir + : www.jourdelanuit.fr

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Notes

[1] Sources : Le dossier « Pollution lumineuse » de l’ANPCEN



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