A la préhistoire, les
premiers habitants venus s'installer chez nous s'établirent
au sommet de Roucoules, dans la grotte dite de Mandrin, probablement
à Montchamp, puisque le sommet de cette montagne est
creux.
Origine du nom de la grotte :
Louis Mandrin est né à La Cote-St-André
dans l'Isère en 1725. Dès son jeune âge,
il devint contrebandier sur le tabac, le sel et les allumettes,
qui étaient taxés de droits importants par les
seigneurs ou les rois et qui devaient en outre payer des droits
de péage. Il devint très vite chef de bande
et entreprit de prendre les encaissements des fermiers généraux,
qui organisaient les droits de péage et levaient l'impôt
pour le compte du roi. Comme ces derniers abusaient souvent
de leurs droits et prélevaient pour leur propre compte
des sommes supérieures à celles demandées
par le roi, Mandrin obtint parmi les gens du peuple des complicités
recherchées.
Si certains ne voyaient en lui qu'un bandit de grand chemin,
une partie de la population le considérait comme une
sorte de justicier du peuple et il fût même appelé
"le bandit bien-aimé".
Entre 1750 et 1754, Mandrin vint séjourner plusieurs
fois à Roucoules. Il s'agissait pour lui d'un lieu
de halte et de rendez-vous.
Présentation du site :
La grotte de Mandrin s'ouvre vers le nord face à la
plaine d'Allan et Malataverne au sud de Montélimar
dans la moyenne vallée du Rhône. Elle appartient
aux reliefs du Jas des Chèvres et des collines de Montchamp
et de Navon, reliefs qui barrent la vallée et contraignent
le fleuve à se mouvoir dans le défilé
de Donzère. De ses 245 mètres d'altitude, elle
domine la voie majeure de communication en un site où
se confondent Nationale 7, autoroute et TGV.
De dimensions modestes, la grotte Mandrin est en fait un abri
de 12 m d'ouverture pour 8 m de profondeur et un peu plus
de 2 m de hauteur sous le porche. Elle ne demeure pas moins
attrayante car elle se situe dans une zone privilégiée
d'un point de vue géomorphologique et géologique.
Grâce à sa position, (à l'intersection
de plusieurs biotopes pour l'acquisition de nourriture et
près de nombreux gisements de matériaux siliceux
pour la confection de l'industrie lithique, autrement dit
de la pierre) la grotte de Mandrin a attiré les hommes
préhistoriques, qui ont su exploiter au mieux leur
environnement à partir de ce site. Celui-ci devient
pour la vallée du Rhône un gisement référentiel
pour la fin du Paléolithique moyen (vers -50 000 ans).
De dimensions modestes,
la grotte Mandrin est en fait un abri de 12 m d'ouverture
pour 8 m de profondeur et un peu plus de 2 m de hauteur
sous le porche. Elle ne demeure pas moins attrayante car
elle se situe dans une zone privilégiée
d'un point de vue géomorphologique et géologique.
Grâce à sa position, (à l'intersection
de plusieurs biotopes pour l'acquisition de nourriture
et près de nombreux gisements de matériaux
siliceux pour la confection de l'industrie lithique, autrement
dit de la pierre) la grotte de Mandrin a attiré
les hommes préhistoriques, qui ont su exploiter
au mieux leur environnement à partir de ce site.
Celui-ci devient pour la vallée du Rhône
un gisement référentiel pour la fin du Paléolithique
moyen (vers -50 000 ans). |
|
|
| |
Pseudo-structure caillouteuse |
Les fouilles menées sur le site depuis les années
60 ont permis de mettre à jour du matériel archéologique
divers:
De nombreux ossements humains ont été découverts:
crâne, colonnes vertébrales, cage thoracique, ceinture
scapulaire, clavicule, omoplate, humérus, radius, cubitus,
main…
Les études ont permis de déterminer que ses ossements
étaient ceux de 10 individus au minimum appartenant à
une sépulture collective avec crémation datant
de l'Age de Bronze ancien. Parmi eux, 8 adultes, 1 adolescent(e)
et un enfant âgé de 5 à 7 ans. Les sexes
se répartissaient entre 3 hommes, 4 femmes et 2 personnes
au sexe indéterminé.
De nombreux silex ont également été mis
à jour.
Os long de gros ruminant et
racloir
verticalement contre
. |
Par ailleurs, des restes d'animaux ont également
été trouvés dans la grotte de Mandrin:
Ils correspondent à des ossements de bovidés,
de cervidés, d'équidés et de lagomorphes
(mammifères végétariens, tels le
lièvre et le lapin)
|
• Sites internet pour
plus d'informations : -
www.prehistoire.org et -
www.mmsh.univ-aix.fr
|